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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe ton monte au sein de la communauté internationale qui dénonce les violations répétées du droit international à Gaza. Des pays traditionnellement proches d’Israël comme la France, la Canada ou le Royaume-Uni critiquent désormais ouvertement les agissements du gouvernement israélien dans l’enclave palestinienne. Invité : Marcelo Kohen, professeur émérite de droit international – IHEID Genève Présentation : Raphaël Grand Au sommaire : 00:00 Gaza, fracture mondiale 01:56 La pression sur le gouvernement israélien s’accentue face à la situation à Gaza 05:57 Marcelo Kohen: "Il y a un isolement de plus en plus notoire du gouvernement israélien" 10:49 Près de 150 pays dans le monde reconnaissent l’Etat palestinien 13:36 Marcelo Kohen: "La solution à deux Etats est la seule alternative à la pérennisation du conflit" 18:13 Benjamin Netanyahou, un premier ministre affaibli 20:57 Marcelo Kohen: "Il doit y avoir des élections en Israël, au plus tard l'année prochaine" Le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, la Norvège et le Royaume-Uni ont annoncé des sanctions contre deux ministres d'extrême droite du gouvernement israélien. Quelques semaines plus tôt, Londres suspendait les négociations d’un accord commercial avec Israël. Du côté de l'Union européenne, la majorité des Etats membres a accepté de réexaminer l’Accord d’association avec Israël. "Il y a eu un élan en faveur d'Israël après les attentats terroristes du 7 octobre et cet élan s'est estompé du fait de la réaction disproportionnée du gouvernement israélien", analyse dans Géopolitis Marcelo Kohen, professeur émérite de droit international à l'Institut de hautes études internationales et du développement de Genève. "Il y a un isolement de plus en plus notoire du gouvernement israélien." - Netanyahou affaibli Au sein de la population israélienne, les voix critiques s'expriment de plus en plus ouvertement. Des milliers de personnes manifestent, dans tout le pays, pour réclamer un arrêt des combats et la libération des otages. Des personnalités politiques critiquent fermement la manière dont est menée la guerre contre le Hamas. L'ancien premier ministre israélien Ehud Olmert affirmait le 20 mai : "Ce que nous faisons actuellement à Gaza est très proche d'un crime de guerre. Je le répète, ce que nous faisons actuellement à Gaza est une guerre sans but, une guerre sans aucune chance d'obtenir quoi que ce soit qui puisse sauver la vie des otages. Et l'aspect évident de cette guerre est que des milliers de Palestiniens innocents sont tués." Pour Marcelo Kohen, "la poursuite de la politique de Netanyahou est vouée à l'échec. Il n'y a pas de solution militaire au problème du Hamas. Il y a une solution politique. Le pire pour le Hamas, c'est un règlement du conflit israélo-palestinien". Le seul moyen de sortir du conflit passe , selon lui, par la solution à deux Etats: "On pourrait même parler d'une solution à 23 Etats, c'est à dire non seulement l'Etat d'Israël et l'Etat de Palestine vivant côte-à-côte en indépendance et en sécurité, mais aussi un accord régional incluant la Ligue des Etats arabes qui garantira la sécurité d'Israël et qui garantira la paix dans tout le Moyen-Orient." - Des avancées à l'ONU? La France et l'Arabie saoudite co-président une conférence internationale sur la solution à deux Etats, qui doit se tenir à l'ONU, à New York, du 17 au 21 juin. "L'idée c'est qu'il y ait une reconnaissance à la fois de l'Etat d'Israël de la part des Etats qui ne l'ont pas encore reconnu, et de l'Etat de Palestine de la part de ceux qui ne l'ont pas encore reconnu", relève Marcelo Kohen. Près de 150 pays reconnaissent l’Etat palestinien. Plusieurs pays européens - Norvège, Espagne, Irlande ou encore Slovénie - ont pris cette décision récemment. La conférence de l'ONU se tiendra dans un contexte très tendu au Moyen-Orient, après les frappes menées par Israël contre l'Iran, dans la nuit de jeudi à vendredi, et la riposte de Téhéran, qui a lancé des drones vers le territoire israélien. Selon ONU, la population de Gaza est menacée de famine. La bande a connu un blocus de plus de deux mois. Depuis, l’aide distribuée reste très insuffisante. Les négociations de paix n’aboutissent pas et le bilan s’alourdit. Côté palestinien, plus de 55 000 morts en majorité civils, selon le ministère de la santé du Hamas. Des chiffres jugés fiables par l’Onu. Côté israélien, plus de 400 soldats tués, des otages toujours retenus depuis l’attaque terroriste du 7 octobre 2023, qui a coûté la vie à plus de 1200 personnes, majoritairement civiles aussi. Le site de Géopolitis : https://www.rts.ch/emissions/geopolitis/ #israël #gaza #netanyahu


















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